UN MONDE A DEUX FACES

Publié le par le citron vert des alpes

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La première face, vous la connaissez, c'est la votre, la mienne, celle de la société occidentale, le modèle universelle au niveau de vie que la terre entière nous envie, mais que plus personne ne pourra atteindre sans faire couler la barque.

Il y a 2500 ans, une société matérialiste-déterministe… la nôtre, celle que nous connaissons aujourd’hui, émergeait peu à peu dans le sillage des civilisations égyptienne, grecques et romaines.
– Platon –

Durant 2 millénaires cette vision du monde ne sera jamais remise en question, tant elle promettait un avenir radieux pour tous les hommes, aidé en cela par la bienveillante église monothéiste de Rome. Cette certitude allait d’ailleurs participer à la construction de l’empire chrétien d’Occident, non sans quelques massacres et ethnocides en passant… pour les récalcitrants pas encore convaincus.

Pendant longtemps, cette civilisation dite “Occidentale” a été considérée comme la panacée universelle à tous les maux des hommes, la réponse à toutes les questions existentielles, l’avènement d’un nouvel âge d’or pour l’humanité.

C’est seulement tout récemment, au cours du 20è siècle, que sont apparus les premiers couacs et les revers de la médaille du bonheur promis. L’ère industrielle, profit à tout prix et société de consommation en furent les fossoyeurs.

A la même époque que l’avènement de la pensée “scientifique”, il y a environ 2000 ans, un autre choix aurait été possible, une autre voie, complètement différente s’offrait à l’humanité, représentée alors par ce que les historiens modernes nomment, “l’École d’Alexandrie” et les néoplatoniciens.

Le néoplatonisme se constitua à Alexandrie, il dura 3 siècles du IIè au VIè siècle ap. J.C. – L'école d'Alexandrie représente avec Plotin, un effort original et fécond d'approfondissement de l'idée divine. En montrant que la réalité suprême, justement parce qu'elle est la source de toutes choses, doit être supérieure aux formes qu'elle crée, aux distinctions et aux catégories qu'elle impose, le néoplatonisme donnait un sens philosophique aux idées chrétiennes de Dieu, du mystère, de la création ; et en même temps préparait la voie à un idéalisme supérieur.

En conséquence le néoplatonisme donna naissance à une doctrine politique et nationale, qui subit toutes les alternatives de la lutte avec la religion nouvelle. Tendant, en effet, à concilier dans une même doctrine toutes les philosophies antérieures et à justifier, en les interprétant, les dogmes et les rites du polythéisme. Il s'opposa de plus en plus au christianisme qui avait fait de l'intolérance un dogme, et n'admettait, lui, aucune conciliation permettant des choix variés, sans exclusion.

Après avoir traversé obscurément le moyen âge, les idées néoplatoniciennes, devaient réapparaître avec Marcello Ficino et ces “Tre Vita”, – les trois livres de la Vie – à la Renaissance Italienne, et créer un puissant courant dont on pourra suivre la trace dans toute la pensée moderne.

Une des branches importantes soutenues dans les thèses des néoplatoniciens a trait à la santé et à la longévité. Ces thèses bien que fortement combattues par l’église, connaîtront un énorme succès dans les cours européennes, et se concrétiseront au 18è siècle par le succès planétaire de l’ouvrage du médecin du roi de Prusse C.W.Hufeland, “L’Art de prolonger la vie ou la Macrobiotique”. Iéna 1796.



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