LE PATRON DE NESTLÉ SE JETTE À L' EAU

Publié le par le citron vert des alpes

brabeck.jpgLe patron de Nestlé, Peter Brabeck, ne comprend pas l'enthousiasme général pour les biocarburants. << Pour produire un litre de bioéthanol, ou plus exactement semer le maïs nécessaire, il faut 4560 litres d'eau >, a-t-il rappelé. Le prix d'une tonne de maïs comestible est parallèlement passé de 128 à 335 dollars. «Les automobilistes des pays industrialisés sont subventionnés sur le dos des plus pauvres», critique le dirigeant dans une interview parue samedi dans le Tages-Anzeiger. Or l'eau disparaît plus vite que le pétrole, et la pénurie est bien plus menaçante. Selon M. Brabeck, une grande partie des tensions au Moyen-Orient sont liées à l'eau. Le plus grand gaspillage est dû à l'agriculture, en raison d'une mauvaise infrastructure. Presque la moitié de l'eau s'évapore, car elle est souvent acheminée par des canaux ouverts dans les champs. Le fait que les paysans ne paient rien ou presque rien pour l'eau est également un problème. «Si l'eau avait enfin un prix, cela inciterait à investir dans une meilleure infrastructure.» Pour Peter Brabeck, l'eau est un droit humain, mais seulement jusqu'à concurrence de 25 litres par personne et par jour. "Celui qui veut plus doit payer. Remplir sa piscine n'est pas un droit humain.» Aux 50 litres d'eau que les Européens consomment en moyenne chaque jour pour boire, faire la lessive et se laver, s'ajoutent 8000 litres qui sont «mangés». Chaque calorie végétale nécessite un litre d'eau pour sa production et chaque calorie animale dix fois plus, cite M. Brabeck.


Bien dit, je suppose que Mr. Brabeck est végétarien, qu'il se déplace à vélo et qu'il n'a qu'une douche dans sa maison. Mais avec plus de 15 millions de CHF de salaire annuel il peut s
'acheter toute l'eau du lac Léman pour ces besoins perso.

Commenter cet article