Mardi 8 avril 2008



Les députés s’apprêtent à voter une loi qui autorisera les entreprises pharmaceutiques à relancer les patients à leur domicile.

Les députés vont examiner un texte d’apparence technique, qui contient pourtant une disposition très inquiétante.

Ce projet de loi d’adaptation au droit communautaire dans le domaine du médicament a pour objet de transposer la directive européenne n°2004/27/CE, qui permet notamment d’accélérer la mise sur le marché des médicaments génériques. Mais le gouvernement a cru bon d’y inclure, à l’article 29, quelques lignes qui ont fait bondir les spécialistes de la santé publique.

Ce t article autorise en effet le gouvernement à prendre des ordonnances (c’est le cas de le dire...) dans le domaine du médicament, c’est-à-dire sans passer par le Parlement. Pourquoi pas, s’il s’agit de dispositions purement techniques ?

Mais lors de l’examen du texte en commission des affaires sociales, le député socialiste de Loire-Atlantique Claude Evin (ancien ministre de la Santé) et la communiste Jacqueline Fraysse (cardiologue, ex-maire de Nanterre, Haut s-de-Seine) ont découvert que le gouvernement prévoyait d’utiliser ces ordonnances pour autoriser une pratique réclamée par les laboratoires pharmaceutiques : "l’accompagnement" des patients par les fabricants de médicame nts. Ils vont donc batailler contre cette disposition lors de l’examen en séance.

Si la loi est votée, les labos pourront relancer les patients par téléphone et envoyer des infirmiers à domicile... pour leur rappeler de bien prendre leurs pilules, matin, midi et soir !

Cette pratique, courante aux Etats-Unis, est jugée très dangereuse par Bruno Toussaint, directeur de la rédaction de la revue Prescrire, la seule revue médicale indépendante des laboratoires pharmaceutiques.

L’UFC-Que Choisir s’indigne également , dans un communiqué publié le 9 janvier :"De toute évidence, le gouvernement cède au vieux rêve de l’industrie pharmaceutique qui, depuis longtemps, tente d’entrer en communication directe avec les patients, en supprimant le filtre du médecin, d’abord de manière privée par les campagnes à domicile puis, à terme, par le biais de campagnes publicitaires massives sur des médicaments soumis à prescription."



http://www.agoravox.fr/mot.php3?id_mot=23

http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierNMObservanceFr.php



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Dimanche 30 mars 2008
 Contrat passé avec presque chacun d’entre vous :

1. J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants,

2. J’accepte d’être humilié ou exploité a condition qu’on me permette a mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale,

3. J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise en charge de la société a ses limites,

4. J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients,

5. J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année,

6. J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états,

7. J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte qu’au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale,

8. J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante, et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution, s’il s’avérait que l’on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l’énergie, ce qui serait notre perte,

9. J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un ennemi et nous encouragent à le tuer,

10. J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,

11. J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront,

12. J’accepte l’idée que le bonheur se résume au confort, l’amour au sexe, et la liberté à l’assouvissement de tous les désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie,

13. J’accepte que la valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu’on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu’on l’exclue du système si elle n’est plus assez productive,

14. J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures,

15. J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes agées dont l’expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l’univers) nous savons que l’expérience ne se partage ni ne se transmet,

16. J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. je sais qu’entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous,

17. J’accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète,

18. J’accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu’on me le signale explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l’agroalimentaire de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale,

19. J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux bords afin d’être sûr de gagner de l’argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent pas rembourser les emprunts,

20. J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer les progrès sociaux de l’occident dans les pays défavorisés. Considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen, nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence,

21. J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honneteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d’ailleurs que c’est normal au vu des fortes pressions qu’ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise,

22. J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident,

23. J’accepte que le reste de la planète, c’est-à-dire quatre milliards d’individus, puisse penser différemment à condition qu’il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d’expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives,

24. J’accepte l’idée qu’il n’existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d’une conscience et d’un langage, ce n’est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte,

25. J’accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu’aujourd’hui tout ceci n’existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l’entendons sans cesse dans nos discours politiques,

26. J’accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l’explication du mystère de nos origines. Et j’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants,

27. J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’Humanité, et l’accumulation des richesses comme l’accomplissement de la vie humaine,

28. J’accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c’est qu’ils sont utiles et sans danger,

29. J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent,

30. J’accepte cette situation, et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer,

31. J’accepte d’être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux,

32. J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez,

33. J’accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.

Bien sûr, si vous avez lu ce contrat, c'est que vous êtes un "rebelle".
Attention vous êtes en danger, protégez-vous…





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Mercredi 20 février 2008
    chien_accueil.jpg
    J'ai parfois honte d'être un homme, Je me console en espérant que le karma existe et que tous les tortionnaires du monde animal se réincarneront en chiens chinois. Les Chinois pillent la planète pour satisfaire leurs recherches insensées d'aphrodisiaques. Et le Viagra bordel, une pilule bleue contre une vie animale, ça les vaut bien… non !!



Que fait Greenpeace et le WWF et BB –  la Chine, un trop gros morceaux pour eux ?

Pénis de phoque - dents de tigre - cornes de rhinocéros - viande de chien - couilles de cerf, etc et j'en passe. Un énorme commerce illégal s'est développé en direction de la Chine, depuis qu'ils ont les moyens de payer 5 à 10.000 $ le kilos de poudre à bander. Mais avec le massacre et la torture des chiens dans leur propre pays, ça dépasse l'imaginable.

Oui… oui… je sais, il y a déjà assez à faire avec les maltraitances humaines, alors chiens, chats, poulets, etc.  passent au second plan.

Et le principe d'ingérence, c'est valable seulement pour le genre  humain.
Et l'économie libérale, le PNB et les jeux olympiques… alors le sort de quelques milliers de chiens, qui s'en soucie, à part quelques mamies sentimentales et un vieux papy qui n'a plus de larmes n'y d'armes mais seulement des mots.

Si vous en avez le courage, regardez ces images et la vidéo, après avoir été gerber, allez vite signer la pétition de "onevoice".

www.onevoice-ear.org/campagnes/chine/rapport_chiens.html

www.onevoice-ear.org/films/chiens_chine_vf.htm


Malheureusement, c'est tout ce qu'un simple citoyen du monde peut faire.

et ça :

Le soleil se lève.

La vie s'est effacée.

Les océans achèvent

Lentement, de se vider.

 
Au loin, à l'horizon

une cheminée qui fume.

Peut-être une maison

Où l'espoir se consume.

 
Une fenêtre ouverte,

Un dieu, assis, qui pleure

Sur la vie qui déserte

Ce monde, rempli d'horreur.

– auteur  ??



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Vendredi 25 janvier 2008
Manger sain ? Plus facile à dire qu'à faire
 
ouah !" lâche le docteur Laurent Chevallier en parcourant les rayons du supermarché. Ce nutritionniste, qui vient de publier Impostures et vérités sur les aliments (Fayard), a accepté de nous aider à remplir notre chariot en déjouant les pièges de la malbouffe. Objectif : santé. Il ne s'agit pas seulement de manger moins gras, moins sucré, moins salé, mais aussi de limiter la chimie dans notre assiette. Car, à moins de connaître par coeur les "apports nutritionnels journaliers recommandés" et de comprendre le nom de toutes les substances ajoutées dans les denrées transformées, décrypter la liste des ingrédients qui figurent sur les étiquettes ressemble à une gageure.


Arômes, colorants (E100 à E180), conservateurs (E200 à E297), émulsifiants, épaississants, texturants (E400 à E495), exhausteurs de goût (E620 à E650), agents d'enrobage, édulcorants, stabilisants, pesticides... L'accumulation et l'association de tous ces additifs ont fini par créer, selon le nutritionniste, "des risques non maîtrisés sur la santé". Les enfants s'habituent au goût chimique des aliments, le tout sur fond de progression constante de l'obésité, du diabète et des maladies cardio-vasculaires. "Notre alimentation s'est plus transformée ces quarante dernières années qu'en vingt siècles", résume le docteur Chevallier. Jamais l'offre alimentaire n'a été aussi riche, la conservation des aliments aussi sûre, jamais les emballages n'ont affiché autant d'allégations "santé" ("riche en fer, en calcium", "pauvre en matières grasses", "bon pour la croissance") mais jamais la médecine et le grand public ne se sont autant interrogés sur le contenu de nos assiettes.

DÉSESPOIR AU RAYON PETIT-DÉJEUNER
Au rayon des snacks pour l'apéritif, le médecin passe son chemin. "36 grammes de lipides pour 100 grammes", résume-t-il en montrant une boîte de petits fours au gouda et en fuyant les étagères de chips. Que faut-il prendre ? "Raisins de Corinthe, olives, noix ou petites tomates", conseille-t-il. Au rayon épicerie, seules les huiles de colza, de noix et d'olive extra-vierges trouvent grâce à ses yeux ainsi que les boîtes de tomates entières pelées. Pas question d'opter pour des sauces prêtes à l'emploi, de la purée en sachet ou des mayonnaises allégées. Quant aux soupes industrielles, "bien regarder le taux de lipides".
Au rayon petit-déjeuner, désespoir : les interminables rangées de céréales sucrées, chocolatées, bourrées d'arômes et de sirop de glucose (ou pire : de glucose-fructose) posent, selon lui, "un vrai problème". Quant aux biscuits et viennoiseries industriels, "la liste des ingrédients est beaucoup trop longue pour ne pas être suspecte". Zoom sur un paquet de "brioche tranchée", où l'on explique que les céréales, "dont les brioches", sont la base indispensable de l'alimentation. Commentaire du médecin : "Il est bien indiqué qu'il y a 54 % de farine, mais lorsqu'il s'agit du sirop de glucose, des émulsifiants, des arômes et des colorants, les proportions ne sont plus affichées."
Dans les linéaires de produits frais, le tri est vite fait. Les nuggets et autres "grignotes" de poulet, les bâtonnets de crabe (sans crabe) et les saucisses faussement "100 % pur porc" lui "foutent les jetons" : on ne sait plus ce que l'on mange. Devant l'interminable rayon de yaourts, desserts lactés et margarines, le nutritionniste est radical. Rien de mieux qu'un yaourt nature que l'on aromatisera soi-même. Quant aux margarines, pas la peine de se ruiner dans la "pro-active" à 6 euros : le beurre ou la margarine de base à 2 euros feront largement l'affaire.
Rien ne sert non plus d'espérer affiner sa ligne en choisissant des produits "light". Proposés depuis les années 1980, les produits allégés en sucre ou en matière grasse agiraient comme "des leurres pour le cerveau". "Ils perturbent le contrôle de la faim, peuvent renforcer l'appétit pour le sucré et finalement entraîner une surconsommation alimentaire compensatrice", explique le docteur Chevallier. Bref, pour sa santé, mais aussi pour le porte-monnaie - l'"allégé" est souvent plus cher que l'"original" -, autant mélanger un peu d'eau dans sa vinaigrette si on veut vraiment la rendre plus légère.
En somme, il faudrait "réorienter son alimentation". D'abord, fuir les produits à l'interminable liste d'ingrédients. Ensuite, limiter sa consommation d'aliments transformés : presser ses oranges le matin, aromatiser son yaourt avec une confiture maison, prendre une boîte de tomates entières pelées pour assaisonner ses pâtes plutôt qu'une sauce industrielle bourrée de lipides. Pour les enfants, donner du pain et du chocolat, plus une compote maison pour le goûter, de la viande et du poisson plutôt qu'un "cordon bleu pané", augmenter sa ration quotidienne de fruits et légumes, etc.
Les enfants élevés aux céréales le matin, aux nuggets à midi, aux biscuits fourrés à 4 heures et aux chips et boissons sucrées gazeuses devant la télé seraient les malades de demain. Pour l'heure, certains additifs alimentaires comme les colorants artificiels sont accusés, selon une étude britannique publiée en septembre dans The Lancet, de favoriser l'hyperactivité infantile.
Et ne dites pas au docteur Chevallier que ses recettes coûtent cher. Même en termes de pouvoir d'achat, le consommateur aurait tout à gagner à limiter l'alimentation "complexifiée" et "suremballée". "Que ta nourriture soit ton premier médicament", disait Hippocrate, père de la médecine moderne. Cette phrase n'a pas pris une ride.

Sandrine Blanchard

LE MONDE | 22.01.08

Sauvez votre vie, mettez vous à la macrobiotique.

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Lundi 21 janvier 2008

    Faudrait pas croire que les nouveaux aliments de «santé active» sont balancés au pif dans les rayons et dans nos assiettes.

Supposés nous empêcher de vieillir (et pendant qu'on y est de mourir), nous donner un cœur d'athlète (plus ou moins dopé) ou régénérer notre épiderme en peau de bébé, ces compléments alimentaires, tels que les omega 3,4,5,6, anitoxydants et autres super foods, sont d'abord testés sur les animaux.
Selon le Sunday Times, qui s'appuie sur un rapport du Home Office (le ministère de l'Intérieur britannique), le nombre de ce type d'expériences est en plein boom en Grande-Bretagne : de 862 en 2005, il a atteint 4038 en 2006.
Je l'ignorais. Et ça me fait frémir.
Ainsi, à l'université de Glasgow, des rongeurs ont été nourris, plein pot, de jus de framboise (sic). Puis tués pour pister ledit jus dans leurs reins, leur foie et leur cerveau.
A l'hôpital Hammersmith de Londres, des rats ont été gavés de compléments de poisson.(On n'est pas loin des vaches folles herbivores nourries comme des carnivores…)
Dans une autre université écossaise, des rats ont eu des extraits du fameux ginkgo biloba injectés dans leurs pattes.
Tout ça pourquoi ? Pour notre supposée santé ? Disons d'abord pour le tiroir-caisse des industriels…
Si je ne remets pas en cause l'utilisation de souris pour la recherche médicale (immunologie, cancer, etc.), là, en matière de super foods, on a affaire à un autre registre : celui de profiteurs apprentis sorciers, pour qui le débat éthique sur la souffrance animale n'est rien que du pipi de chat.
Et qui empoisonnent allégrement l'animal pour vendre du rêve et un pseudo bénéfice aux humains.
Faisons un autre rêve : et si l'on nous vendait de la nourriture simple, sans suppléments, sans compléments, sans additifs, sans rajouts d'anti-oxydants… Et si on l'achetait, cette nourriture-là, plutôt que des plats préparés à la sauce synthétique ou des surcroîts d'alicaments, du reste peut-être toxiques à long terme…
Dans un domaine voisin, je n'achète plus que des œufs de poules élevées en plein air. Pareil pour les poulets. Je sais, c'est plus cher, mais je peux me le permettre, c'est ma petite contribution contre l'élevage en batterie. La vision du film We feed the world a été  décisive dans cette prise de conscience.
P.S: Brandweek nous apprend que McDonald's renonce à son partenariat avec les écoles d'un comté de Floride (voir le billet «De bonnes notes, un McDo»). L'association Campaign for a Commercial-Free Childhood (pour une enfance sans publicité) était montée au créneau. Commentaire de sa présidente Susan Linn en forme de satisfecit et d'encouragement à la mobilisation : «Ça montre qu'ensemble nous pouvons obliger même de grandes compagnies comme McDonald's à infléchir leur publicité.»

• Marie-Dominique Arrighi •

Article paru dans un blog de libé - Consotitisier –. le 20 janvier 2008

C'est le credo de l'art de vivre macrobiotique depuis 50 ans

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Vendredi 28 décembre 2007
A bien y regarder, l’Homme vaut-il la peine ?

Il ne faut pas être très futé pour se douter que la Terre ne parviendra jamais à nourrir 9 milliards d’habitants en 2050, alors qu’actuellement 800 millions souffrent de malnutrition. Surtout si les terres agricoles de demain servent à la production d’agro-carburants pour remplacer le pétrole manquant !

Alors, nous courons vers le drame ?

Manifestement oui. Et vite. SI NOUS RESTONS INACTIFS, ce sera la catastrophe sur fond de réchauffement climatique, du à nos rejets pestilentiels.

Mis à part quelques rares zones protégées, il ne restera plus de forêts primaires et nous perdrons des milliers d’espèces vivantes, surtout les plus proches de nous comme les singes et les lémuriens, que nous ne verrons plus que dans les zoos.

Quel dommage !

La vie sur Terre deviendra un véritable enfer et nous aurons peut-être envie d’aller voir ailleurs si c’est habitable. Avec l’évolution exponentielle des technologies, ce sera le début de la grande exploration des systèmes stellaires les plus proches ayant donné signe de vie à nos télescopes spatiaux. Puis nous commencerons petit à petit à peupler la Galaxie, voire l’Univers entier. Nous nous multiplierons à l’infini.

Nous rencontrerons fatalement des millions d’autres civilisations, des myriades d’espèces pensantes.

Allons-nous les traiter comme nous traitons ici les animaux ? Allons-nous leur déclarer la guerre ? Les coloniser ? Leur imposer notre mode de vie ? Voler leurs terres ?

Qui sommes-nous ? Pour qui nous prenons-nous ?

Mais il n’est pas trop tard. Nous pouvons encore freiner le véhicule fou.

L’Homme doit en valoir la peine… vous ne croyez pas ?

De Michel WALTER, le 27 décembre 2007

terresacree.org/

terresacree.org/archives.htm

Oui l'Homme en vaut la peine, mais pas tous, malheureusement se sont les plus nombreux. Pour Un seul qui lutte pour l'environnement, pour la bio-diversité, pour le végétarisme, pour le respect de l'animal, pour la décroissance, pour la Nature au naturel, pour la Paix, pour la solidarité, pour…pour…pour… etc. bref pour sauver notre terre d'accueil. Il y en a 100.000 qui s'en foute et 1000 qui lutte contre avec de gros moyen.

Alors j'ai beau être optimiste, mais sauf un miracle ou une brutale catastrophe planétaire, qui remettrait les pendules à l'heure, l'humanité va disparaître, et bon débarras, cela vaut mieux, que d'aller encore foutre le bordel dans les étoiles.

Le Citron vert


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Mercredi 19 décembre 2007
Musique
www.radioblogclub.fr/open/151437/plus_rien/Les%20cowboys%20Fringuants%20--%20Plus%20Rien

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maint'nant le dernier humain de la Terre

On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
Et qu'il tombait encore de la neige en hiver

En ces temps on vivait au rythme des saisons
Et la fin des étés apportait la moisson
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux

Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
Paysages lunaires et chaleur suffocante
Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la Terre

Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits

C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les inondations ont frappé les grandes villes

Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande séch'resse
Partout sur les visages on lisait la détresse

Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier le humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné

Car il ne reste que quelques minutes à la vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité...

Pour voir la vidéo

http://www.dailymotion.com/video/xyb5v_plus-rien-les-cowboys-fringants_music



Il n'y a rien à rajouter…




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Samedi 17 novembre 2007

Voici le texte authentique, de la lettre du Chef Indien Seattle - qui, en 1855, a répondu à une proposition du gouvernement des États-Unis pour acheter les terres indiennes.

 « Comment est-ce que vous pouvez acheter ou vendre le ciel, la tiédeur du monde ? L'idée même n'a aucune logique pour nous.

Si nous ne possédons ni l'air frais, ni l'eau brillante, comment est-ce que vous pouvez nous les acheter? Toute partie de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin, chaque plage, le brouillard des bois sombres, le brillant et bourdonnant insecte, tout est sacré dans la mémoire et l'expérience de mon peuple.

La sève s'écoulant à travers les arbres porte les mémoires de l'homme rouge. Nous faisons partie de cette terre et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs; les chevaux, l'aigle majestueux, tous sont nos frères. Les sommets majestueux, le parfum des bois, l'énergie vitale du poney et de l'homme, tous appartiennent à une seule famille. L'eau claire qui traverse les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau, mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons cette terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée, et vous devez rappeler à vos enfants qu'elle est sacrée, et que toute réflexion spectrale sur la surface des lacs évoque des événements et des étapes dans la vie de mon peuple.

Le rugissement des eaux est la voix de nos ancêtres. Les rivières sont nos frères, ils satisfont notre soif. Ils transportent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos frères, vos frères aussi, et vous devrez donner dès lors le même genre d'affection que vous donnez à un frère, aux rivières.

Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas notre façon d'être. Pour lui, un morceau de terre ne se distingue pas d'un autre, car il est un étranger qui vient dans la nuit et vole tout de la terre dont il a besoin. La terre n'est pas sa soeur, mais son ennemi; après qu'il l’ait subjugué, il s’en va loin, à la recherche d'une autre place. Il part et laisse derrière lui la tombe de ses parents dont il ne s'en soucie pas. Il séquestre les enfants de la terre et il ne s'en soucie pas. La tombe de ses parents et l'héritage de ses enfants, il les oublie. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter ou à voler, comme s'ils étaient des peaux de mouton ou des perles brillantes sans valeur. Son appétit égouttera la terre, laissant derrière lui le désert.

Tout ceci je ne le comprends pas. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et en tant que tel ne peut comprendre quoi que ce soit. "Dans les villes de l'homme blanc, il n'y a aucune place pour le silence, la paix. Pas une place où l'on puisse entendre les feuilles froisser au printemps, le vrombissement des ailes d'un insecte. Peut-être c'est parce que je suis un sauvage et que je ne peux pas comprendre. Le bruit sert seulement à offenser les oreilles. Et quelle vie est ceci où l'homme ne peut pas entendre le soir le pépiement de l’hibou seul ou le coassement des grenouilles ?

L'Indien préfère le froissement doux de l'écrémage du vent sur la surface des eaux du lac, ou le parfum de la brise, purifié par la pluie de midi ou senti à travers le parfum des pins.

L'air est précieux pour l'homme rouge, car l'air soutient la vie. Les animaux, les arbres, les hommes, tous respirent le même air. L'homme blanc ne paraît pas se soucier de l'air il respire. Comme un cadavre en décomposition, il est insensible à la mauvaise odeur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous souvenir que l'air est précieux pour nous, que l'air souffle son esprit dans toutes les choses qui subsistent grâce à lui. L'air que nos grands-pères ont inhalé avec le premier gémissement était le même qui a reçu leur dernier soupir. Si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder comme sacrée, comme une place où même un homme blanc peut aller absorber la brise parfumée par les fleurs des bois.

Nous considérerons votre proposition d’acheter notre terre. Si nous décidons de l'accepter, je poserai une condition: l'homme blanc devra traiter les animaux de cette terre comme si ils était ses frères. "Je suis un sauvage et je ne comprends pas autre chose. J'ai vu des milliers de buffles pourrissants dans les prairies, qui avaient été abattus par l'homme blanc qui leur tiraient dessus à partir d'un train en mouvement. Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment un cheval du fer crachant la fumée peut être plus important que le buffle que nous chassons uniquement pour nous garder en vie.

Qu'est-ce qui arrivera aux hommes sans les animaux?

Si tous les animaux disparaissaient, l'homme sera mort de solitude spirituelle. Parce que tout qui arrive aux animaux peut affecter les hommes. Tout est dépendant de l'autre. Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sur laquelle ils marchent symbolise les cendres de nos ancêtres. Pour qu’ils apprennent à respecter cette terre, apprenez-leur qu'elle est riche à cause des existences de toutes les espèces. Apprenez-leur ce que nous apprenons aux nôtres: que la terre est notre mère. Quand l'homme crache sur la terre, il crache sur lui-même. D'une chose nous sommes sûrs: la terre n'appartient pas à l'homme blanc, l'homme blanc appartient à la terre.

De ceci nous sommes sûrs. Toute chose est liée, comme le sang qui unit une famille. Tout est associé. Ce qui blesse la terre blesse aussi les enfants de la terre. L'homme ne file pas le tissu de la vie; plutôt il est un de ses fils. Quoi qu'il fasse à ce tissu, il le fait à lui-même. Même l'homme blanc que Dieu accompagne, et avec qui il parle comme un ami, ne peut s'échapper de ce destin commun.

Nous savons une chose, et peut-être l'homme blanc le saura un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous pouvez penser aujourd'hui que vous seul Le possédez, comme vous souhaitez posséder la terre, mais vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes et Sa compassion est la même pour l'homme blanc et l'homme rouge. Cette terre est Sa bien-aimé, et offenser la terre est insulter son Créateur.

Dans votre opinion, vous brillerez fort, éclairés par le pouvoir de ce Dieu qui vous a apportés sur cette terre, et en tant que faveur spéciale vous a conféré autorité sur elle et sur l'homme rouge. Ce destin est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas comment les choses seront quand le dernier buffle aura été décimé, les chevaux sauvages apprivoisés, les coins secrets des forêts envahis par l'odeur de la sueur de beaucoup d'hommes et la vue des collines brillantes auront étés obstruées par les lignes télégraphiques. Où est la broussaille? Elle a disparu. Où est l'aigle? Il a disparu. »

La fin de la vie et le commencement de la survie.


Par le citron vert des alpes - Publié dans : PREUVES À L'APPUI (rose)
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Lundi 8 octobre 2007

ethanol.jpg
    Moi, grand défenseur de l'environnement et agrobiologiste à la retraite, j'ai failli m'y laisser prendre. Super, du super-carburant non polluant, de l'agro-carburant  pour mettre du beurre dans les épinards de nos pauvres paysans.


Voilà la liste des espèces végétales concernées.

Quels sont ces produits ?

    •    les oléagineux (lipides : huiles) sont les plus riches en énergie ; les moteurs diesel peuvent consommer bien des huiles peu raffinées ; le diester est synthétisé à partir de l'huile du colza

    •    l'amidon des céréales (glucide : polymère naturel de glucose) peut être fermenté pour produire de l'éthanol (alcool éthylique)

    •    le sucre de betterave (glucide : saccharose) est transformé en un éther dérivé de l'éthanol, l'ETBE (éthyl-tertio-butyl-éther)

    •    on peut aussi utiliser les glucides de la canne à sucre, des pommes de terre, des topinambours, etc.

    •    le bois, la paille, fournissent du méthanol (alcool méthylique) par distillation ; mais ceci est une autre histoire…

Colza - Tournesol - Ricin - Lin - Palmier - graisse animale :  pour la production d' huile végétales = biodiesel

Canne à sucre - Betterave - Blé - Soja : pour la production de sucre =  bioéthanol =   essence

Arbres mous - Paille de céréale : pour la production de cellulose =  méthane =  biogaz  = GPL

Vous pouvez être certain que les apprentis sorciers des laboratoires des grandes compagnies, vous nous concocter encore plus de nouvelles variétés à l'ADN muté, plus productive, plus rentable, plus, plus tout…!!!.


Voilà  nos pauvres paysans, devenu les nouveaux roi de la pompe, les princes du désert agricole. Cette nouvelle ruée vers l'or vert, arrange tout le monde, tous les protagonistes y trouvent leur compte. En premier lieu, les gouvernements, les lobbies industriels, les compagnies du pétrole, l'industrie agro-alimentaire, les agriculteurs, les automobilistes et même les partis verts et tiers-mondistes. Ça fait du lourd, rien n'arrêtera la déferlante des agro-carburants, a part les crises économiques et les révoltes des crèves la faim.


Les gros producteurs français de céréales et de betteraves ne le crient pas sur les toits, mais ils se gavent déjà: ils sont associés avec TOTAL – c'est écrit sur le site de Total .

"La production d'ETBE a commencé en France en 1993 à la raffinerie de FEYZIN (69). Puis le Groupe TOTAL, l'AGPB (Association Générale des Producteurs de Blé), la CGB (Confédération Générale des Planteurs de Betteraves) et les producteurs d'éthanol agricole se sont associés dans deux sociétés : NORD ETBE et OUEST ETBE qui ont construit respectivement des unités de production d'ETBE dans les raffineries de DUNKERQUE (59) et du HAVRE (76)."

Sans le savoir, la machine s'est mise en marche en douceur : Total l' écrit lui-même:

Aujourd'hui, vous consommez déjà des NECRO-CARBURANTS quand vous faites le plein chez eux :

"Cette production de biocarburant est incorporée directement dans les essences puis livrée à nos stations services : sans le savoir quand vous faites le plein chez TOTAL vous consommez déjà du carburant d'origine végétale ! "

Vous pouvez vérifier ici :

http://www.agriculture.total.fr/agri/agrisite.nsf/VS_OPM/6B4508254C89481D412570EB003856AA?OpenDocument#226A


Le pétrole vert

Le nom de biocarburant laissait peut-être à penser qu'il y avait là-dedans un air de biologique...voire écologique, il devient désormais l'agrocarburant est tombe le masque. De l'épuisement du carburant fossile annoncé dans les 50 à 80 ans, est né dans une grosse tête quelque part l'idée de transformer la nourriture en combustible ! Chaque année, on consomme en France environ 50 millions de tonnes de pétrole pour les transports (chiffres 2002) et pour les remplacer par des agrocarburants, il faudrait planter entre 50 à 100 millions d'hectares selon la plante cultivée ... L'hexagone faisant 55 millions d'hectares...ça fait un beau champ de maïs !...


L'huile de palme est une huile extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile. 100 kg de fruits donnent environ 22 kg d'huile. L'huile de palme est un ingrédient privilégié de la cuisine africaine, sud américaine ou asiatique, dans les aliments industriels, les cosmétiques par son faible coût de production et c'est un produit utilisé dans la production de carburant. L'Indonésie, est sur le point de devenir le premier producteur mondial d'huile de palme.


Chaque tonne de graines de ricin fournit 550 litres de biodiesel, 55 litres de glycérine, 200 kg de protéines pour l'alimentation du bétail.

Par hectare et par an le Soja = 450 litre de biodiesel

Le Colza = 1200 l.

Palmier à l'huile 4 à 6000 L

1 hectare d'algues pourrait produire 90 000 litres de biodiesel.

Remplir le réservoir d'un 4X4 avec 94.5l d'éthanol pur nécéssite 204 kg de maïs, soit suffisamment de calories pour nourrir une personne pendant un an.

Au Mexique, la population commence dès à présent à souffrir de la hausse du prix du maïs (+30% en 3 ans) qui est l'aliment de base utilisé pour la
fabrication des tortillas.

Les aliments comme combustible ... que restera-t-il à manger à l'humanité ?
La solution du fameux "Soleil vert" de Fletcher en 1973 ?

Désinformation et manipulation des chiffres.

Une controverse porte actuellement sur le bilan énergétique de la production des biocarburants. Le bilan énergétique représente la différence entre la quantité d'énergie nécessaire sur un cycle complet de production des biocarburants (input) et la quantité d'énergie produite (output). Selon des études menées par MM. Pimentel et Patzek, la production d'éthanol demande plus d'énergie qu'il n'en contient lui-même. D'autres études (comme celle réalisée par le Département américain à l'agriculture) indiquent que le bilan énergétique est positif. Pour une bonne vue d'ensemble du débat sur l'équilibre énergétique des biocarburants, lire l'étude en anglais "The energetics of ethanol: an introduction and link to studies".
Potentiel de réduction du réchauffement climatique:
En principe, les biocarburants sont "neutres en carbone": leur utilisation n'émet pas plus de dioxyde de carbone que celui absorbé au cours de la croissance des plantes utilisées pour fabriquer ces biocarburants. Ainsi, remplacer les carburants fossiles par les biocarburants pour les transports pourrait contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.
Cependant, d'autres études contestent les conclusions précédentes. Une étude de Mark Delucchi   (décembre 2003) conclut que l'utilisation de biocarburants pourrait en fait augmenter les émissions de gaz à effet de serre car les forêts, les zones humides et les réserves de protection seraient converties en terres pour la culture de maïs et de soja.
Un rapport  publié en mai 2007 par la division Energie des Nations Unies a averti que les biocarburants pourraient certes présenter un certain nombre d'avantages, mais que le risque d'augmenter la production de CO2 en les utilisant dans le secteur des transports était également considérable. Ce rapport note qu'en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, recourir aux biocarburants pour la production de chaleur et d'électricité serait plus approprié que dans le secteur du transport EurActiv 10/05/2007).

               

                                                            **********

Fabrice-Nicolo.jpg
Je vous conseil vivement d'écouter les cris de rage de Fabrice Nicolo dans l'émission de France Culture "Terre à terre"  Le magazine de l'environnement  de  Ruth Stegassy.

http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_16277.xml

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/terre_a_terre/fiche.php?diffusion_id=55594

Les biocarburants sont une formidable trouvaille, mais pour qui ? Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l’agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd’hui les réservoirs des bagnoles et des camions.

Fabrice Nicolino a décidé d’écrire sur le sujet un pamphlet, d’envoyer un coup de poing à ceux qui prétendent que ce bouleversement est une bonne nouvelle, mais aussi aux naïfs qui croient le discours officiel sur ces nouveaux carburants présentés comme « écologiques ». Car la réalité est aux antipodes.

En France, le lobby de l’agriculture industrielle, activement soutenu par l’Etat, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ».

Ailleurs dans le monde, c’est bien pire. De l’Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu’il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés permanents, le système industriel préfère donc l’automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.

Et le comble, c’est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études.

Ce petit livre dévoile une mystification totale. Et dénonce ses profiteurs.


http://fabrice-nicolino.com/index.php

http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/index.php

http://energieverte.canalblog.com/archives/biocarburants/index.html


biocarburants.jpg



Ma conclusion : Plus il y aura d'énormes conneries de ce genre, plus notre temps sur cette Terre nous sera compté. Tic…tac…tic…tac !!!!!!

Là c'est un grand pas en arrière pour l'Homme.












 
Par le citron vert des alpes - Publié dans : PREUVES À L'APPUI (rose)
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Vendredi 28 septembre 2007
Poulets-.jpg En premier lieu, regardez cette vidéo:

http://www.pmaf.org/telechargements/videos/adsl/quicktime/vivre_vite.php


Et si vous ne voulez pas devenir comme ces poulets, c'est-à-dire " grandir vite et mourir jeune" . Ne mangez plus jamais de poulet d'élevage intensif, sinon vous êtes complices de ce massacre et avant de mourir, vous allez souffrir.

Consultez cette page, vous serez édifié.

http://www.poulets.fr/page.php?id=pages/pourquoi.php

A l'origine (1950/1970) les élevages industriels de masse, – poulets-dindes-porcs – ont été conçus pour nourrir les populations urbaines mondiales en expansion permanente. Actuellement leur unique but, est le profit, au détriment de l'éthique, de la morale, et plus grave de la santé des personnes qui consomment ces morceaux de protéine, qui n'ont plus rien d'animal.

Si vous pensez, que la consommation des ces viandes industrielles n'a pas d'influence sur sur votre santé, vous êtes dans le déni et l'illusion la plus complète.

Cependant nous sommes tous responsables, végétariens compris, car c'est notre mode de vie occidental qui a engendré cette dérive animale morbide.

Une seul solution, continuez sur cette voie, et nous aurons tous disparu avant la fin de ce siècle, ainsi la terre redeviendra le Paradis quelle était.

Mais si vous avez une solution moins radicale, j'attends vos commentaires.

Je ne crois pas un instant que signer un manifeste pour l'interdiction des élevages intensifs, améliorera la situation, tant les lobbies agro-alimentaires sont puissants et tirent les ficelles politiques, et malheureusement ceux qui signent ces pétitions ne sont pas ceux qui ce nourrissent avec cette merde… comme dirai J.P. Coffe.

****

La vie des poulets ne va guère s'améliorer !


Après des années de tergiversations, les 27 pays de l’UE se sont finalement entendu sur un texte encadrant la production industrielle de poulets.

Hélas, la Directive européenne qui devrait être prochainement publiée au Journal Officiel de l'Union n'améliorera guère les conditions de vie des volailles élevées intensivement.

En effet, du fait des vives réticences manifestées par certains pays dont la France, premier producteur européen de poulets de chair, c'est un compromis à minima qui a été adopté.

La Directive, qui entrera en vigueur en 2010, prévoit des niveaux de densités limités à 33 kg/m2, avec des tolérances allant jusqu’à 39kg/m2 pour les élevages dont les bâtiments sont ventilés, et 42 kg/m2 pour ceux qui pourront en outre se prévaloir de faibles taux de mortalités (- de 4%). En d'autres termes, les éleveurs pourront continuer à entasser plus ou moins 20 poulets par mètres carrés.

La PMAF regrette vivement que la Directive ne s'attaque pas au problème de la vitesse de croissance des poulets. Les souches de poulets élevés intensivement ont été sélectionnés pour atteindre leur âge d'abattage en seulement 42 jours. Pour comparaison, les poulets Label Rouge, élevés en plein air, sont abattus à 81 jours au moins. Du fait de cette croissance accélérée, leurs pattes ne grandissent pas aussi vite que leur corps énorme et chaque année des millions de poulets souffrent de douloureux maux aux pattes. De même, les muscles se développent rapidement, mais le coeur et les poumons ne se développent pas au même rythme. Ainsi, de nombreux poulets meurent d'insuffisance cardiaque alors qu'ils n'ont même pas atteint l'âge adulte.


La PMAF appelle une nouvelle fois les consommateurs à refuser l'achat de poulets issus des élevages intensifs et à donner leur préférence aux poulets fermiers élevés en liberté Label Rouge ou AB.

Interdisons l'élevage intensif des poulets de chair

Il y a quarante ans, le poulet était un mets réservé aux dimanches et aux grandes occasions. Au fil du temps, son prix a connu une chute vertigineuse, tandis que la consommation grimpait en flèche. Le poulet est devenu un plat ordinaire, à bas prix. Les animaux, eux, le payent au prix fort….

830 millions de poulets de chair sont élevés chaque année en France. Environ 80 % sont élevés intensivement, dans des hangars où peuvent être entassés de 10 000 à 100 000 animaux. On compte 15 à 24 poulets par m2. Les poulets sont abattus à environ 40 jours, c’est-à-dire deux fois plus jeunes qu’il y a 30 ans. Les animaux n’ont jamais accès à un parcours extérieur. La litière devient vite exécrable, saturée d'excréments et dégage une forte odeur d’ammoniac.

Dans les élevages intensifs, on utilise des souches de poulets à croissance rapide. Leurs muscles se développent rapidement, mais le coeur, les poumons et les os ne suivent pas leur évolution. De ce fait, des millions de poulets souffrent de douloureuses déformations des pattes ou de paralysies. Beaucoup de poulets souffrent également d’insuffisance cardiaque, d’ampoules sur la poitrine, de dermites... En outre, ils ont beaucoup de mal à dormir car ils sont constamment dérangés par leurs congénères.

PMAF = (Protection mondiale des animaux de ferme). Vous pouvez retrouver le site de l'association sur :

http://www.pmaf.org/

http://www.poulets.fr/


Par le citron vert des alpes - Publié dans : CROCMORT-CROCVIE (vert)
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  • : le citron vert des alpes
  • crocvie
  • : Homme
  • : 01/01/1933
  • : Alpes Suisse
  • : internet santé retraité bio militant
  • : Agro-biologiste, à la retraite depuis 10 ans. Avant de partir pour le grand voyage, je vide mes valises. Pour aller loin, faut voyager léger ma t'on dit, alors je m'allège. A 75 ans je peu enfin dire tous ce que je veux. Je provoque, je disloque,
  • : Marié/Pacsé/Union libre

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